La question du jeu en France, toute une histoire

Dernièrement, j’ai débattu avec un ami sur la culture footballistique en France. Nous la comparions avec les autres pays européens notamment l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne et la Hollande. Entre palmarès pauvre, affluence des stades de plus en plus basse ou encore qualité du jeu très faible, cela pose question sur l’état du foot français au niveau des clubs mais aussi des différentes catégories de l’Equipe de France. Concentrons nous aujourd’hui sur l’histoire du style de jeu tricolore. Actuellement, nous ne connaissons pas la période la plus faste du « beau jeu » en France et cela mène à des débats souvent virulents mais ces discussions ne sont pas nouvelles et nous verrons au fur et à mesure de ces lignes qu’elles font toute la beauté du football français.

WM OU BETON, LE PRELUDE DE L’HISTOIRE

Nous voilà plongés dans les années 1920, à Londres, à l’époque où l’entraineur d’Arsenal, Herbert Chapman instaure un nouveau système, le 3-2-2-3 ou le WM. Les cinq joueurs défensifs des Gunners forment un W et les cinq de devant forment, eux, un M, d’où son nom. Cette tactique est extrêmement plaisante et donne lieu à des matchs ouverts où les nombreux buts sont aux rendez-vous. Seulement, le 25 novembre 1953 le match Hongrie-Angleterre révèle les failles de cette disposition au grand public, en effet les anglais évoluant en WM perdent lourdement (6-3) face à des hongrois disposés en 4-2-4. Cette tactique remplacera alors la précédente et mènera le Brésil sur le toit du monde en 1958. C’est maintenant qu’interviennent les français puisqu’en 58, l’Equipe de France réalise un exploit de taille en terminant troisième du mondial suédois. Si vous hésitez entre qui de Raymond Kopa ou de Just Fontaine est le français de cette compétition, je vous répondrais que ce n’est ni l’un, ni l’autre mais plutôt Albert Batteux, le co-sélectionneur des Bleus (avec Paul Nicolas.Ndlr). Le coach du mythique Stade de Reims instaura lui aussi un 4-2-4 en bon supporter du beau jeu et pionner d’une idée nouvelle, celle de bâtir son équipe équilibrée autour de son meilleur joueur (Kopa, en club comme en sélection). Ce principe est suivi, en Equipe de France, par Hidalgo avec Platini et par Jacquet avec Zidane principalement. L’autre coach français du moment ne voit pas le foot du même œil. En effet, Helenio Herrera (photo), lui, conjecture la victoire finale par le travail invisible de l’entraineur plutôt qu’au talent de la star de l’équipe, il dit d’ailleurs qu’il a « compris, dès [ses] débuts dans la carrière d’entraineur, que le rôle psychologique d’un meneur d’hommes était essentiel mais il reste le soucis d’un bon jeu collectif, d’une condition physique impeccable et d’un moral exemplaire ». Cela peut s’approcher de la vision de Deschamps.

Après le « petit jeu » fait de passes rapides d’Albert Batteux, nous assistions aux « années bétons » où l’on admirait la défense et les muscles. Herrera se repose sur une défense axiale hyper renforcée, une verticalité et une vitesse de contre impressionnante où il n’y avait jamais plus de trois passes d’une surface à l’autre ou encore une agressivité de tous les instants. Tout cela caractérisé par son libéro car celui qui a révolutionné le football défensif a aussi révolutionné ce poste mythique incarné par Picchi, son libéro avec lequel il a réalisé le triplé championnat-Coupe des Champions-Coupe intercontinentale à l’Inter en 1965. Celui qui est surnommé « le père du béton » appelle d’ailleurs le joueur libre de tout marquage le libéro lors de son passage en Italie mais l’appelait le bétonneur quand il entrainait en France. A Milan, il a popularisé le Catenaccio qui se traduit par le verrou suisse de Karl Rappan qui était un coach helvète des années 30. Le verrou est quelque chose de fiable et solide, comme le béton et les deux se jouent en 1-4-2-2-1. Il se crée alors un éternel débat entre jouer béton ou WM ce qui porta préjudice à l’Equipe de France dans les années suivantes. Des guerres ouvertes éclatent entre tous les acteurs du foot français avec d’un côté les bétonneurs (Herrera, l’Equipe), de l’autre ceux qui veulent du beau jeu (Batteux, le Miroir du football). Divisée de l’intérieur, la France assiste impuissante car absente au triomphe du béton anglais sur le WM allemand au mondial 1966 puis à celui du joga bonito brésilien sur le catenaccio italien.

Donc, entre 1959 et 1973, il ne se passa rien de bon dans le foot français et ces deux années correspondent avec le football rigoureux mais plaisant prôné par Albert Batteux à Reims et Robert Herbin à Saint-Etienne. De 73 à 76, Stefan Kovacs remplace Georges Boulogne au poste de sélectionneur et malgré le fait qu’il n’ait pas eu autant de succès qu’à l’Ajax, il est l’un des grands artisans du progrès des joueurs français notamment sur les plans physiques et techniques. Celui qui lui succède était son adjoint et celui de Boulogne auparavant, Michel Hidalgo. Ancien joueur de Batteux à Reims et de Leduc à Monaco, deux écoles de l’offensive élégante, adjoint de Boulogne le bétonneur et de Kovacs qui prône la défense en ligne, vous l’aurez compris, Hidalgo est bien au courant des querelles tactiques qui divisent le football français depuis -trop- longtemps. Il dit d’ailleurs,  » A Reims, j’ai découvert le beau jeu, à Monaco, j’ai pris du recul, à la Direction Technique Nationale, j’ai complété ma vision du foot français ». C’est cette habilité politique et son art du juste milieu qui feront de lui le sélectionneur français le plus légendaire. Loin de la vision manichéenne des nombreux acteurs du football tricolore, il défend une idée qui est celle d’un « jeu loyal et offensif, certes, mais prêché en douceur et avec parcimonie ». Lors de son mandat, il hisse d’abord l’Equipe de France en demi-finale de la Coupe du Monde 82 puis remporte l’Euro deux ans plus tard. Il remet au goût du jour le jeu des quatre coins, le 4-4-2, grâce à son carré magique composé de Luis Fernandez, Jean Tigana, Alain Giresse et Michel Platini. Un milieu formé de quatre créateurs, un de plus qu’au début de sa prise de fonction où Bernard Genghini, positionné plus bas, était aligné à la place de Fernandez.

Après la belle tradition de Batteux, Sinibaldi (met à la mode la défense en ligne .Ndlr) ou d’Arribas (inventeur du jeu à la nantaise .Ndlr), dévorée par l’ogre « rationnel » du béton, la France se remettait de nouveau à rêver. Cette fois-ci pas pour la Hongrie de Puskas, pas pour le Brésil de Zagallo, pas pour l’Ajax de Cruyff mais bel et bien pour l’Equipe de France, la France d’Hidalgo. Cinq jours après Séville 82, il dira dans une interview pour France Football qu’il « existe maintenant une carte d’identité propre au foot français ». C’est de cette identité que surgira la prochaine vague d’entraineurs tricolores défenseurs de ce football, Fernandez, Gourcuff, Suaudeau, Wenger, Guillou ou Denoueix.

LE DIKTAT DU RESULTAT

Revenons en 1982, trois ans après la disparition du Miroir du football et l’année de la retraite de Georges Boulogne. Peut-être les deux plus gros acteurs des éternels débats tactiques. Le Miroir est un journal réputé proche du parti communiste défenseur du beau jeu. François Thébaud en était le rédacteur en chef et Phillippe Seguin l’un des plus célèbre journaliste, il dit « la défense en ligne constitue l’acte progressiste alors que le Catenaccio symbolise le fric pour ne pas perdre, soit le capitalisme le plus ordurier ». En opposition avec le foot business c’est donc logiquement qu’ils s’opposent à Boulogne qui est un véritable dictateur du résultat. Il amorce la décrépitude du football français. Selon Thibaud Leplat, « il reprend des idées du régime de Vichy notamment sur la primité du système sur l’individu et ses idées ont fait mouche dans un pays au contexte morose ». Lorsqu’il était à la DTN, il avait toujours un train de retard et à cette époque, seul le FC Nantes de José Arribas et l’AS Saint-Etienne de Jean Snella s’opposait à cette vision. C’est donc en juillet 1982, que Michel Hidalgo décide de clore les débats de la plus belle des manières. Malgré la dramaturgie de la demi-finale du « Mundial » rien n’est à jeter et comme le dit si bien Christian Montaiganc :  » Qu’en est-il de votre orgueil, lecteurs français ? Faut-il refaire l’histoire et, tant qu’on y est, la nature des êtres et des choses de la vie française, sans oublier ce match ? […] N’empêche, il sera souvent répété : ‘Souvenez-vous de Séville…’ La référence suivra son chemin. Et il n’est pas dit qu’elle ne servira pas d’encouragement à mieux attaquer pour ne pas avoir à mal défendre ».

Seulement, en 1990, la France découvre le successeur idéologique de Georges Boulogne en la personne de Gérard Houllier. J’ai eu grande affection pour une phrase de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges qui correspond parfaitement à la vision du football qu’ont Boulogne et Houllier. Cette phrase est la suivante, « Il y a une folie française, celle qui consiste à penser qu’on peut expliquer la beauté par la raison » en somme, refroidir ce qui est vivant, rendre intelligible ce qui ne l’est pas et pour éviter que l’on s’émeuve, on exige du spectateur qu’il exerce son esprit de façon mathématique et qu’il se plaise a calculer plutôt qu’a ressentir, a s’intéresser d’avantage à la forme qu’au fond. C’est donc à partir de 1990 que le diktat du résultat arriva à son apogée, c’est l’année ou Gérard Houllier pris la tête de la DTN et dénatura le foot français à coup de « réalisme ». Le football qu’on aim(ait) laissa place à celui de « haut niveau » selon lui, il ira même jusqu’à vouloir « moins de numéros 10 » ! Une mécanique froide venait de tuer la dimension artistique de ce sport. Récupérateur plus que constructeur, physique plus que tacticien… L’Equipe de France -d’Houillier- respecta cela et n’était pas du voyage aux Etats-Unis pour le mondial 94 après le tristement célèbre France-Bulgarie de novembre 1993 où Kostadinov a montré que cette « tactique » est l’exact contraire de l’efficacité tant désirée. Cette vision a court terme ne permet en réalité qu’une rentabilité immédiate mais vouée à l’échec sur un temps plus long. Johan Cruyff à propos des Bleus : « Il est clair que le problème actuel de l’Equipe de France est la remontée du ballon. L’ancienne équipe partait toujours du fond balle au pied. Les français courent trop balle au pied, comme des fous. Or, ce qu’il faut, c’est faire circuler la balle sans lui courir après. Mon adjoint Rexach dit souvent : ‘Seuls les lâches courent’. Comme le Danemark, la France s’habitue aux facilités du contre. Il faut qu’elle soit plus exigeante. Jouer le contre c’est se livrer à l’adversaire ». Hidalgo lui aussi est très pessimiste : « On n’a pas assez dit que la beauté du jeu n’existait plus. On se contente de trop peu. On oublie que, vis-à-vis des spectateurs, c’est le spectacle qui prime ».

(Source : linternaute.fr)

Le football en France est paradoxal dans les années 90 car c’est à ce moment-là que les clubs tricolores réalisent les plus belles campagnes européennes de leur histoire, tout cela en étant à l’opposé des idées du directeur technique national. Monaco va d’abord en finale de la Coupe des Coupes de 1992 avec Wenger qui se repose sur un milieu de terrain de créateurs. Marseille remporte la Ligue des Champions en 1993 où Goethals applique la règle du hors-jeu semblable à Sinibaldi, Auxerre et Paris vont jusqu’en demi-finale de Coupe de l’UEFA, la même année. A leur tête respectivement Guy Roux qui instaure le marquage individuel dans son 4-3-3 comme Herbin et Artur Jorge qui, lui, met fin au libéro, toujours présent en Equipe de France. Viendra ensuite des coachs français comme Luis Fernandez, Christian Gourcuff ou Jean-Claude Suaudeau tous inspirés par la France d’Hidalgo et remontés par celle d’Houllier. Lorsqu’en 1995, le PSG de Fernandez élimine le Barça de Cruyff en le privant de ballon grâce à son 3-3-4 audacieux, le tacticien français raconte sa rencontre avec le hollandais volant : « Avant le match il m’a dit en montrant les tribunes ‘Ils sont cinquante-mille et on va leur donner du plaisir. Le football c’est ça !’ […] Quand on ne joue pas les gagne-petits, on est récompensé. Le risque a payé. On avait pris le parti d’attaquer. Eux aussi. A l’arrivée, on a assisté à un beau spectacle ». Un très gros pied de nez à la France du football qui venait de nommer Aimé Jacquet à la tête de l’Equipe de France.

Dès son arrivée, France Football dit de lui que c’est le « pionnier du froid réalisme, d’une rigueur pure et dure qui, petit à petit, tue le jeu et le spectacle ». Seulement, le fait d’avoir Zinedine Zidane dans son effectif cachait la frilosité de Jacquet qui alignait, à ses côtés, quatre défenseurs et trois milieux défensifs. C’était le seul artiste de l’Equipe quand le Brésil alignait Cafu, Rivaldo ou encore Ronaldo ! La France est l’un des seuls pays où il y a une vraie tradition de numéro dix (avec l’Argentine qui a compté Maradona, Riquelme ou Aimar) mais Zidane n’était pas un meneur de jeu traditionnel mais l’homme de « la dernière passe » comme se plaisait à dire Gérard Houllier. Heureusement, Jacquet, au contraire de Boulogne et Houllier, ne tuait pas seulement le jeu, il a quand même le mérite d’avoir remporté la Coupe du Monde 1998. Il peut donc dire que l’on « ne se souvient que des vainqueurs » car ces dictateurs du résultat n’aiment pas le sport, ils n’aiment que les résultats comme les épiciers aiment le bénéfice. En somme, il y a toujours eu un courant romantique en France, malheureusement celui-ci s’est toujours fait écraser par les théoriciens de « la dictature du résultat »

ACTUELLEMENT, OU EN SOMMES-NOUS ?

Entre-temps, Zinedine Zidane a également caché la faiblesse tactique de Raymond Domenech, il a quand même dû sortir de sa retraite internationale tant l’Equipe de France était en difficulté sans lui. Donc, revenons à la mi-août 2019, un peu plus d’un an après la deuxième Coupe du Monde remportée par la France, celle de Didier Deschamps. Un titre gagné sans idée directrice mais avec hargne, on l’attendait arranger ses joueurs dans les vestiaires durant le mondial : « Pas de fioritures les gars […] On ne laisse aucun centimètre de libre, on boucle tous les espaces, on joue le couteau entre les dents ». Il a su créer un groupe mais quand on est plus stimulé comme lors d’un mondial qu’est-ce qu’il reste ? Un fond de jeu. En juin dernier, la France a affronté la Turquie (défaite 0-2) et on a pu voir que l’esprit de guerrier a laissé place à de l’anti-football. En plus de cette défaite de l’Equipe de France A, cet été a révélé de bien plus gros problèmes pour toutes les catégories. D’abord les U20, de Bernard Diomède, perdent en huitième de Coupe du Monde (3-2 contre les Etats-Unis), les Espoirs, de Sylvain Ripoll, réalise un Euro exécrable où ils sont éliminés en demi (4-1 face à l’Espagne) et enfin, les féminines, de Corinne Diacre, sortent de leur mondial en quart (2-1 face aux américaines). En plus de ces défaites, c’est ce qui en découle derrière qui inquiète. Entre limites techniques, tactiques, d’inspiration ou un pouvoir de création sommaire -Ripoll a mit sur le banc Houssem Aouar deux matchs sur les quatre joués-.

(Source : rtl.fr)

Après ces défaites estivales, on nous a parlé d’intensité, d’expérience, de physique mais jamais on ne voit le collectif. Ripoll explique la contre-performance face aux enthousiasmants ibériques : « Le paramètre est physique. Avec deux jours de repos en moins, on a senti que l’on n’était plus en mesure de faire les efforts pour les contrer ». Chez Diacre, le degré d’analyse est extrêmement faible également puisque dès l’élimination, elle incrimine Le Sommer et ce alors qu’elle avoue l’avoir titularisé -pas à son poste- même si « elle n’était qu’à 80% ». Diomède, Ripoll, avant eux Sagnol, Girard ou encore Domenech. Gilbert Bres confiait il y a quelques temps : « Dans les années 1960, tout ce qui venait de l’étranger était mieux. Boulogne a eu raison de protéger les entraineurs français » et aujourd’hui, nous sommes confrontés face à ce même problème de corporatisme où l’on protège les coachs compatriotes. On préfère nous présenter les joueurs de Ripoll et Diomède comme surcotés plutôt que de se pencher sur les errements tactiques lors des deux compétitions de jeunes. On minimalise l’échec et le manque de jeu de l’Equipe de France féminine car elles ont « gagné le cœur des français », dire qu’elles n’ont pas fait une bonne compétition vous fera passer pour un misogyne, comme Willy Sagnol était peint tel un raciste après avoir dénoncé le système français qui se repose sur le physique plutôt que la technique. Cela ne s’applique pas qu’à la FFF puisqu’on se rappelle qu’Hervé Penot écrivait que les joueurs de Bruno Genesio étaient « surcotés » et que Raymond Domenech « attend Sylvinho et Juninho au bazooka ». Pas une première sur les étrangers avec les antécédents Unai Emery et Leonardo Jardim, moqués pour leur accent…

Afin de conclure, j’aimerais vous questionner sur la véritable place des artistes et des intellectuels dans le football français. Nous sommes dans une époque où, sur les plateaux TV, on polémique, on s’invective, on cherche le buzz mais on n’intellectualise pas, bien au contraire, quand on voit une personne comme Didier Roustan qui est une véritable Bible mais n’est pas reconnu à sa juste valeur. Même constat pour André Menaut, disparu en juillet dernier dans l’indifférence de la sphère médiatique, symbole que les théoriciens ne sont pas admirés. Pourtant, les débats sur le fait de « bien » jouer commencent en France dix ans avant l’Ajax de Michels, vingt-cinq avant le Milan de Sacchi et quarante avant le Barça de Guardiola. Les français sont des précurseurs ? Vous ne croyez pas si bien dire car les Jeux-Olympiques, la Coupe d’Europe (Ligue des Champions actuellement) et la Coupe du Monde ont respectivement été inventés par Pierre de Coubertin, Gabriel Hanot et Jules Rimet. Jacques Ferran, ami d’Hanot qui l’a aidé pour la mise en place de la Coupe d’Europe a dit : « nous sommes (les français) des penseurs plutôt que des exécutants. Nous avons le génie de la création, de l’innovation, de l’imagination, mais nous n’avons pas le génie de l’action ». Une question se pose alors. Pourquoi dans un pays de créateurs comme la France où l’on peut discourir de tous les sujets possibles durant des heures, sommes nous incapables de sortir des intellectuels footballistiques comme Bielsa, Guardiola, Cruyff ou Menotti et surtout de les admirer pour ce qu’ils sont et non pas sur ce qu’ils devraient être ?

Enzo Leanni

Publié par leannienzo

"Le ballon est pour les joueurs ce que les mots sont pour les poètes. Dans leurs pieds ou dans la tête de certains d'entre eux, ils se transforment en oeuvre d'art" César Luis Menotti

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