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Ils verront Lisbonne

Dans la chaleur étouffante d’un Juventus Stadium fantôme, Lyon vient d’ajouter un nouvel exploit à son histoire en sortant la Juventus de Ronaldo au terme d’une partie suffocante, une première pour un club français, et décroche son billet pour Lisbonne et son Final 8.

(source : sport24.com)

A leur entrée sur le terrain, les joueurs de l’OL font figure d’outsider, s’avançant confiants, voire ambitieux d’après Garcia, après la victoire de l’aller (1-0) eux qui rêvent d’aller jouer les trouble fête à Lisbonne. En face, une Juve championne d’Italie mais en proie aux doutes qui sait l’enjeu que représente la LDC pour son avenir proche. Sarri joue très gros après une saison terne et l’absence de Dybala dans le onze de départ fait les affaires lyonnaises… Les deux équipes ont beaucoup à jouer au coup d’envoi, comme le veut toute phase finale de C1.

UNE PREMIERE MI TEMPS PLUTÔT HEUREUSE

En retouchant à peine (exit Dembélé pour Toko Ekambi) son onze de la finale de Coupe de la Ligue, Garcia joue la carte de la continuité et les premières minutes annoncent la couleur : avec sa défense à 5, Lyon n’est pas venue pour faire le jeu. Cela aurait pu ressembler à un coup de poker de la part du technicien rhodanien mais à y regarder de plus près, cela ne fait pas non plus les affaires de la Juve : la Juve n’est pas dans un grand soir, elle ne sait pas faire le jeu. L’ entame de match met l’OL sur de bons rails : la percée d’Aouar à la 12e dans l’arrière garde bianconeri se concrétise par un penalty après un très léger contact avec Bernardeschi puis un tacle qui semble licite de Bentancur mais Mr Zwayer montre bien le point de penalty : Lyon est verni, ça tombe bien il en faut aussi de la chance en C1. Memphis s’avance et crucifie Szczesny d’une panenka pleine d’audace : ça aussi il en faut en C1 et le néerlandais est spécialiste, ça tombe bien. Avec cette ouverture du score la Juve est bousculée d’entrée et se trouve forcée d’accélérer le tempo. Le plan lyonnais prend alors forme : bloc bas, longs ballons et contre attaques. Ils font le dos rond, sans vraiment se montrer protagonistes, accrochés à leur rêve de Lisbonne, là encore un coup auquel Garcia nous a habitué, qui a rarement porté ses fruits mais sait-on jamais …

Tactiquement, le système lyonnais est paradoxalement secoué par les tentatives brouillonnes turinoises. Si la doublette Aouar-Caqueret 100% OL fait des miracles au milieu , étalant sa supériorité, et Denayer resserre les rangs, De Ligt annihile les seuls espoirs lyonnais en prenant le dessus sur Memphis qui se débat tant bien que mal, pas aidé par un Toko Ekambi à côté de son sujet. Les latéraux sont en grande difficulté : leur marquage laisse grandement à désirer, perdus dans les espaces à couvrir qui les sépare de leur défenseur central  et de leur milieu devant eux, des espaces dont Rabiot et Ronaldo ont su parfois profiter, la relance c’est pas beaucoup mieux non plus … Si la sanction peine à être assénée par les italiens, Mr Zwayer va leur donner un coup de main, ou plutôt Memphis, avec le penalty sorti de nulle part accordé juste avant la mi temps, sans consultation du VAR, relançant par la même occasion les vifs débats autour de l’outil. Transformé par Ronaldo, ce penalty clôt le premier acte à 1-1, reflétant la physionomie du match : un Lyon aux individualités au dessus de la mêlée qui masquent certaines carences face à une Juve peu inspirée, notamment à cause de l’absence de Dybala qui se fait beaucoup ressentir.

(source : Instant Foot)

UNE DEUXIEME MI TEMPS RIGOUREUSE

Au retour des vestiaires, c’est comme s’il n’y avait pas eu de pause, rien ne change : Lyon se terre dans son camp, attendant patiemment qu’une chance se présente pour porter le coup de grâce à une Juve encore profondément endormie. Mais pour se réveiller elle peut compter sur son numéro 7, qui depuis les 30m, de son mauvais pied, vient sonner ce qui semble être une révolte en envoyant un missile dans la lucarne d’Anthony Lopes. Si les lyonnais sont encore qualifiés grâce à Lucas Tousart (qui l’eût cru …), la tension monte encore d’un cran. Pour autant, les héros lyonnais de la première période ne se dégonflent pas, à l’image d’un Caqueret XXL dans l’entrejeu, bluffant pour un baptême dans la compétition à ce stade du tournoi, d’un Denayer souffrant mais toujours juste, d’un Aouar délicieux entre les lignes et crucial dans les seules offensives lyonnaises, notamment par sa propension à obtenir des fautes. Le match continue donc sur le même rythme : une Juve qui attaque sans relâche maladroitement face à une défense lyonnaise qui plie mais ne rompt pas. Si le plan de jeu de Garcia peu ambitieux, parfois même chanceux, tient bon, ses changements sont à mettre à son crédit malgré tout : en sortant un Toko Ekambi peu menaçant et un Memphis esseulé malgré lui pour faire entrer Dembélé et Reine-Adelaïde, Garcia redonne du sang neuf en apportant de la taille sur coups de pieds arrêtés et une meilleure tenue de balle avec l’ancien angevin. Si le pressing lyonnais reste inexistant, celui des turinois n’est pas beaucoup plus productif, au vu de leur incapacité à mettre en réel danger Lopes, si ce n’est sur phase arrêtée mais le portier veille au grain.

Les minutes s’écoulent, les secondes défilent, aussi nombreuses que les ratés coûteux des turinois, d’aussi bonne augure que les chevauchées de Caqueret. Au coup de sifflet final, les lyonnais peuvent exulter : les Gones accomplissent l’exploit annoncé la veille en éliminant courageusement le nonuple champion d’Italie, en jetant une ombre sur l’été à venir de l’autre côté des Alpes, en faisant probablement tomber la tête de Sarri. 

(source : BFMLyon)

UNE ISSUE HISTORIQUE, UN SUCCES MEMORABLE

Si le plan commando de Garcia a pu laisser dubitatif dans ses ambitions d’un point de vue tactique, il faut reconnaître que cette fois cela a porté ses fruits. Si cette victoire tient beaucoup à la solidarité des lyonnais, elle est autant liée à la stérilité de la vieille Dame, réveillée le temps de quelques instants par un Ronaldo toujours dangereux, un De Ligt impeccable et l’espoir Dybala qui n’a duré quelques minutes à cause de sa rechute, mais plombée par des Bernardeschi, Pjanic, Higuiain ou encore Danilo bien trop en dedans. Voilà donc les lyonnais tombeurs de la Vieille Dame : ogre européen renversé par un club français, ce qui n’était plus arrivé depuis trop longtemps et qui vient embellir un mois d’Août riche en espoirs. 

Les lyonnais ont maintenant rendez vous avec Manchester City, pour un remake de 2018 : la marche est plus haute que celle qu’ils viennent de franchir comme en atteste la supériorité des Skyblues face aux Merengue ce soir à l’Etihad mais dans un format particulier, dans une ambiance particulière, les imprévus et autres facteurs X se multiplient : les lyonnais ont ce soir gagné un billet pour Lisbonne, et peut-être plus encore. 

(source : compte Twitter de Bruno Guimaraes)

LES TOPS

(source : compte Twitter de l’OL )

Caqueret : MVP lyonnais, son activité incessante et sa clairvoyance balle au pied l’ont couronné vainqueur de son match contre Rabiot. Si Garcia considère que le jeune homme a encore besoin de s’épaissir physiquement, on peut certainement penser que la prestation de Caqueret face à plus grand et plus « costaud » que lui donne tort au technicien lyonnais : des épaules c’est bien, mais des pieds c’est mieux.

(source : l’Equipe.fr)

De Ligt : si le score des 90 min est à l’avantage de la Juve malgré l’élimination, il n’y est pas pour rien : tranchant dans ses interventions, jamais pris à défaut, le solide néerlandais a tenu la baraque en plus d’assurer une relance propre aux côtés de Bonucci

(source : compte Twitter de l’OL)

Denayer : si Lyon a tenu le coup en première période, c’est bien grâce à lui : à l’instar de de Ligt, le belge s’est lui aussi mué en leader défensif en muselant les attaquants adverses et en diffusant une grosse sérénité tant par son placement pour pallier aux manquements de Dubois, que par ses interventions ou ses relances.

LES FLOPS

(source : RTL.fr)

Dubois : le latéral lyonnais a semblé à contre temps toute la partie, multipliant les courses mais libérant dans le même temps des espaces béants. Très bien aidé par Caqueret et Denayer, les défaillances du lyonnais auraient pu coûter très cher.

(source : compte Twitter Bianconeri Brasil )

Bernardeschi : c’est qui ? Connais pas

(source : Footify.fr)

Higuain : l’argentin a  été en difficulté pendant toute la partie, très peu dangereux, il n’a fait parler son jeu de corps qu’à quelques reprises et pour pas grand chose, n’ayant pas su se rendre disponible il s’est avéré peu utile.

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