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Paris au mois d’août

Il n’est jamais facile de tourner la page. Jamais facile d’entériner la fin d’un cycle, d’autant plus lorsqu’à son terme, les objectifs initiaux n’ont pas été atteints. On est alors toujours tiraillé entre la nécessité de changer pour progresser et la possibilité malheureuse de déconstruire un travail qui aurait enfin pu finir par payer.

Le PSG, pourtant, semblait enfin prêt à le faire et à définitivement mettre fin à ce que l’on peut considérer comme le replier cycle de l’ère QSI. La transition était évidemment progressive : des figures majeures du début du projet comme Matuidi ou Zlatan avaient déjà quittées la capitale et les nouvelles têtes d’affiche s’appelaient désormais Neymar et Mbappé, arrivés plus récemment. Néanmoins, les départs conjugués d’Edinson Cavani, meilleur buteur de l’histoire du club, et de Thiago Silva, son capitaine emblématique, semblaient clore un chapître dont seul Marco Verratti reviendrait.

Si le premier est bel et bien parti, Silva, lui, est resté pour la fin de saison. Il se murmure même qu’il pourrait finalement prolonger. Souvent décrié pour sa faiblesse dans les moments importants, tant en sélection qu’en club, il incarnait un Paris incapable de passer les quarts de finale de Ligue des Champions, bien plus sûrement du fait d’une faillite mentale que d’un niveau physique, technique ou tactique insuffisant.

Source : sport24.lefigaro.fr

Pourtant aujourd’hui, Paris et « O monstro » sont en finale. Certes, les Parisiens ont bénéficié d’un tirage au sort favorable, l’Atalanta et Leipzig, si elles sont collectivement Impressionnantes, restent des équipes bien moins fournies en individualités, qui à ce niveau, on l’a vu, font la différence. L’absence de double confrontation satisfait aussi probablement les Parisiens, eux que les matchs retour ont tant traumatisés par le passé. Mais quelle que soit l’issue de la finale, le PSG semble avoir enfin brisé ce plafond de verre auquel il s’était trop souvent heurté auparavant.

Si cette performance n’efface pas les séquelles de la défaite contre Manchester United l’année dernière, ou celles encore plus à vif de la « remontada », elle permet d’envisager ces épreuves douloureuses comme des étapes qui ont finalement participé à la construction d’une réussite encore plus importante aujourd’hui.

Source : ouest-france.fr

En prenant un peu de recul, l’accomplissement parisien peut même être considéré comme un véritable succès. Car la Champion’s League ne s’achète pas. Le Chelsea d’Abramovitch a certes atteint la finale cinq ans seulement après l’arrivée de l’oligarque russe, mais il a dû patienter neuf ans pour la remporter. Quant à Manchester City, voilà douze ans que le club échoue de manière récurrente.

Le projet parisien peut être critiqué. Le retour de Leonardo ressemble effectivement à un aveu, celui d’avoir pris la mauvaise direction à un moment donné. Sûrement Paris s’est-il un temps trompé, probablement a-t’il pris du retard. Mais neuf ans après l’entame de son nouveau projet, le PSG semble enfin être (re)devenu un grand d’Europe.

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