Le Brésil en Coupe du monde : 58-62, génération dorée (2/5)

Lorsque l’on parle du football et son histoire, l’évocation du Brésil et de la Coupe du monde sont deux choses qui reviennent de façon irrémédiable. Le pays le plus mythique de ce sport et le deuxième événement sportif le plus regardé au monde sont aussi étroitement liés. Une histoire non linéaire, parsemée d’aventures toutes aussi belles et différentes les unes des autres. Une nation symbole de l’essence même du football et de ce qu’il a de plus merveilleux à offrir. L’occasion de montrer au monde un spectacle magnifique avec à la clé les plus belles récompenses, la joie du public et le plus beau des trophées. De Leônidas à Neymar, de la Coupe du monde 1930 à la Coupe du monde 2018 en passant par Pelé, Garrincha, Zico, Rivaldo, Ronaldo et les Coupes du monde 1962 et 1970, retour sur les succès, échecs, moments de magie et événements mythiques du pays le plus titré de la plus belle des compétitions internationales. Deuxième épisode, de 1954 à 1966.

Episode 1 : Premiers espoirs, premiers échecs

1954 : ÉLIMINATION RAPIDE

Hungary 4 v Brazil 2: Brazilian goalkeeper Castillo leaps high 
(Source : fifa.com)

Après sa défaite finale à domicile en 1950, c’est en Suisse que le Brésil atterit 4 ans plus tard pour y disputer la cinquième Coupe du monde de son histoire. Dans un mondial à 16 équipes, 4 groupes de 4 équipes sont constitués avec deux têtes de série par groupe, assurées de ne pas s’affronter. Le Brésil évolue à présent avec un maillot jaune à col vert, pour oublier l’humiliation subie avec un maillot blanc contre l’Uruguay. Une victoire 5-0 sur le Mexique et un nul contre la Yougoslavie suffisent à se qualifier en quarts de finale.

Un quart de finale mythique, face au Onze d’Or hongrois, qui restera plus tard célèbre comme la bataille de Berne. Après un début de match largement dominé par les hongrois, le Brésil réduit l’écart grâce à un penalty transformé par Djalma Santos. 2 buts supplémentaires seront inscrits, portant le score à 3-2 pour la Hongrie dans un match globalement dominé par les Magyars. Éclatèrent alors des conflits, le premier entre Nilton Santos et Josef Bozsik, exclus tous les deux, suivi de l’expulsion d’un autre joueur brésilien pour une grosse faute. Une bagarre générale entre joueurs, dirigeants, photographes et autres personnes aux alentours sera le clou du spectacle après la victoire 4-2 de la Hongrie grâce à un dernier but de Kocsis.

1958 – 1962 : LA GLOIRE APRÈS LES DÉBOIRES

Mané Garrincha - les adieux d'une légende brésilienne | Goal.com
(Source : goal.com)

Entre 1958 et 1962, le Brésil réalise enfin son rêve : remporter la Coupe du monde. Et par deux fois. Emmenée par Garrincha, Vava, Djalma Santos, Zagallo, Pelé et autres, la Seleçao devient le deuxième pays à remporter deux fois d’affilée le trophée. Avec l’Italie et l’Uruguay, le Brésil est en tête après avoir beaucoup attendu et pas forcément démérité. Focus sur de magnifiques joueurs et deux merveilleux parcours.

Ce n’étaient pas des grands joueurs qui manquaient au Brésil. Mais tant de joueurs d’exception réunis dans une seule équipe devaient forcément ramener le trophée au pays. En plus de l’énorme potentiel offensif déjà bien connu des brésiliens, l’équipe peut compter sur une défense de fer en 1958 : le Brésil arrive en demi-finale sans avoir concédé le moindre but en 4 matches. Dans le groupe D, la sélection entrainée par Vicente Feola s’impose 3-0 face à l’Autriche, 2-0 contre l’URSS et offre un score nul et vierge contre l’Angleterre. Une victoire 1-0 sur le Pays de Galles en quarts permet l’accès aux demies, où le spectacle peut commencer : deux victoires sur le score de 5-2, face à la France de Raymond Kopa puis la Suède de Nils Liedholm en finale. Le Brésil devient la première nation à l’emporter hors de son continent. Pelé, 17 ans, fut le meilleur buteur brésilien, mais le meilleur joueur était sans doute Didi. Sacré meilleur meneur de jeu par les journalistes, il régnait en maître sur le terrain.

En 1962, sous la houlette d’Aymoré Moreira, entraîneur connu pour laisser ses joueurs s’exprimer plus facilement que ne le faisait Feola, le meilleur joueur fut incontestablement Garrincha. Celui que certains considèrent comme le meilleur dribbleur de l’histoire survola les débats, courant à tout va et régalant les stades chiliens. Ainsi, le petit oiseau impressionna tout le monde. Même avec une jambe de 6 cm plus courte que l’autre. Sous le contrôle de Didi, avec une équipe presque inchangée et malgré la blessure de Pelé dès le deuxième match, le Brésil finit encore invaincu dans la compétition, avec 14 buts marqués en 6 matches. Un double succès tant attendu et mérité pour tout un peuple après des années d’attente.

1966 : DEHORS SANS PASSER LES POULES

monde 1966: Tous contre le Brésil de Pelé, qui s'est retrouvé blessé
(Source : futbolretro.es)

La Coupe du monde 1966 est une compétition à oublier pour le Brésil. Après une victoire initiale 2-0 face à la Bulgarie, un match durant lequel Pelé aura souffert du traitement rugueux infligé par les bulgares, la Seleçao perd par deux fois. La Hongrie puis le Portugal viennent à bout des Auriverdes sur le même score, 3 buts à 1. Avec un Djalma Santos en fin de carrière, des Zito et Garrincha vieillissants et un Pelé amoindri, l’équipe connut à nouveau l’ échec. Mais avec les jeunes Jairzinho et Tostão dans l’effectif et l’espoir d’un Pelé en forme, l’avenir semblait radieux pour le Mondial 1970…

Le Brésil subit deux éliminations rapides en 1954 et 1966. Une prédisposition à l’échec qui aurait pu continuer à s’aggraver. Fort heureusement, ces deux déceptions furent entrecoupées par des triomphes retentissants, amenés par une génération flamboyante et pétrie de talent. Celle qui suivrait en 1970 serait même encore plus impressionnante. À demain pour le troisième épisode du Brésil en Coupe du monde, de 1970 jusqu’à 1982.

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