Édito Euro 2020 : Une belle journée de football

Le lendemain de chaque journée de l’Euro 2020 retrouvez un édito consacré à cette dernière.

LA SBORNAÏA SE RÉVEILLE

(Source : eurosport.fr)

Il aura fallu seulement 3 minutes à Pohjanpalo pour ouvrir la marque et mettre la Finlande sur les bons rails. Encore une fois buteur de la tête, domaine dans lequel il semble exceller, l’attaquant de l’Union Berlin est pour l’instant l’homme providentiel de la sélection de Markku Kanerva. Seulement après visionnage de la vidéo, la touffe blonde émergeant de son crâne se retrouve en position illicite. Cette occasion aura tout de même eu le mérite de nous mettre directement dans le bain. Le match est vivant et c’est plaisant même si l’engagement des deux équipes est tellement important que les coups et blessures se multiplient encore comme depuis le début de cet Euro. La Russie elle accumule les offensives sur le but de Lukáš Hrádecký. La qualité technique en remise d’Artem Dzyuba fait mal aux nordiques qui ont du mal à repousser les incursions dans leur surface. C’est finalement à la 45+2′ que viendra la délivrance pour la Sbornaïa, une merveille de Miranchuk qui enroule le ballon dans la lucarne opposée sur une frappe alliant douceur et puissance. En seconde mi-temps la Finlande reprend un peu plus le contrôle du ballon donnant un visage très plaisant à cette seconde mi-temps avec des russes pouvant profiter des espaces offerts par les finlandais en contre. Côté finlandais c’est le joueur des Rangers, Glen Kamara, qui avec sa maîtrise technique permet aux siens d’asseoir une domination intéressante qu’il faudra répéter contre la Belgique s’ils essaient d’être plus ambitieux qu’ils ne l’ont montré au premier match contre le Danemark (une seule frappe dans le match, le but de Pohjanpalo). Finalement le score n’évoluera plus mais on aura eu le droit à un match plaisant entre deux équipes, certes relativement faibles, mais qui auront eu le mérite de montrer autre chose que lors de leur premier match respectif.

LE SHOW AARON RAMSEY

(Source : beinsports.com)

La Turquie n’a jamais été aussi loin de faire l’exploit vendu par nos hipsters du football. On pouvait pourtant émettre de sérieux doutes sur la qualité de l’effectif sans même s’intéresser au fond de jeu. Les stars de l’effectif sont les trois champions de France, Zeki Celik, Yusuf Yazici et Burak Yilmaz. Ce dernier est certes très gentil mais n’a pas la capacité ni les qualités pour guider seul son équipe. Yazici lui est un joueur totalement insipide tant en club qu’en sélection tandis que Zeki Celik a quelques fulgurances mais reste un défenseur très moyen comme le prouve sa faute stupide sur le penalty que Gareth Bale enverra par la suite dans le gratte-ciel d’Ilham Aliyev. Au-delà de tout cela Kahveci n’a pas retrouvé le niveau qui était le sien la saison dernière à Başakşehir et il a encore du mal à digérer son transfert à Fenerbahçe. Çalhanoğlu à l’image de Yazici n’est pas le joueur qu’on nous vend et manque cruellement de beaucoup de choses. Enfin le niveau de Söyüncü est anormalement inquiétant tandis que seul Merih Demiral semble tenir son rang malgré son CSC contre l’Italie. Tout cela additionné à un coach sans ambition qui a proposé un bloc bas insoutenable que ce soit contre l’Italie ou contre le Pays de Galles, nous donne un beau condensé de tout ce que l’on ne voulait pas voir durant cet Euro. Les gallois nous avaient eux aussi offert une belle purge face à la Suisse, mais pour notre plus grand plaisir ils sont revenus hier avec de bien meilleures intentions. Aaron Ramsey nous a offert une véritable partition de football et malgré ses deux premières occasions vendangées, l’ancien Gunner a fini par dégainer sur un but relativement semblable à celui inscrit contre la Russie en 2016. Au-delà de son but Ramsey était partout et avec la classe qu’est la sienne. On l’a même vu faire un retour défensif exceptionnel dans les dernières minutes du match, empêchant les turcs de revenir à égalité. Les turcs auront poussé dans les 5 dernières minutes du match mais c’est un réveil bien trop tardif pour les coéquipiers d’Umut Meraş. Ces cinq dernières minutes auront d’ailleurs permis aux gallois de multiplier les contre-attaques comme cette offensive de Daniel James qui n’arrive pas à ajuster sa passe pour Harry Wilson pourtant seul. C’est à la dernière minute du match sur un travail exceptionnel de Gareth Bale que l’équipe de Rob Page finira par doubler la marque.

UN CIEL RADIEUX POUR LA SQUADRA AZZURA

(Source : eurosport.fr)

Que dire sur cette ravissante équipe italienne. Deux victoires 3-0 et avec la manière pour entrer dans la compétition, que demander de plus ? Tout semble parfait pour l’instant tant les hommes de Roberto Mancini semblent confiants en leur football. Si le métronome du match contre la Turquie était l’inévitable Lorenzo Insigne, c’est Manuel Locatelli qui a montré l’étendue de son talent hier soir avec une prestation digne des plus grands. En même temps pouvait-on en attendre moins d’un joueur qui torpillait déjà les vieilles canasses de Gianluigi Buffon à seulement 18 ans ?

Cette Squadra Azzura c’est surtout l’alliage parfait entre d’excellents joueurs de ballon et l’expérience de vieux briscards. Si Chiellini est sorti sur blessure, Acerbi a lui aussi de la bouteille et ne manquera pas d’en jouer en tant que vieux roublard qu’il est. On peut cependant s’interroger sur les qualités défensives de cette équipe qui n’a pour l’instant pas eu l’occasion de se frotter à une équipe ambitieuse dans le domaine. L’immense Gianluigi Donnarumma a cependant rappelé à tout le monde l’étendue de son talent dès lors que les turcs ont essayé de se frotter au gardien milanais. Avec un milieu déjà impressionnant et le retour proche de Marco Verratti, les italiens ont toutes leurs chances pour être l’équipe surprise de cet Euro. On aimerait peut-être également voir Andrea Belotti à la place de Ciro Immobile qui malgré ses stats n’apporte pas vraiment grand chose au collectif. Il faut tout de même noter le manque d’ambition de la Suisse de Petkovic qui aura encore réussi une prestation minable. Si Seferovic n’est pas un grand attaquant, la faiblesse technique de Gavranovic et son affreuse coupe au gel n’apportent rien de mieux. On sent quand même une équipe en fin de cycle avec des Shaqiri, Xhaka ou encore Rodriguez très vieillissants tandis que l’ancêtre Dzemaili a lui déjà arrêté le massacre et donc sa carrière internationale. Il faudra que le peu de joueurs intéressants restants dans cette sélection -à l’image de Breel Embolo ou encore Jordan Lotomba qui lui n’a pas encore disputé la moindre minute de jeu- puisse battre la Turquie pour espérer se qualifier en 8èmes de finale.

LE JOUEUR DE LA JOURNÉE

Difficile de ne pas accorder ce titre à Aaron Ramsey après sa prestation XXL mais Manuel Locatelli a été tellement éblouissant que ce titre lui revient de droit. Un doublé au Stadio Olimpico contre la Suisse, une performance qui n’a pas été reproduite depuis Del Piero. Une stat un peu farfelue certes mais tout est bon pour louer le talent de Locatelli après tout.

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