Édito Euro 2020 : L’enthousiasme au rendez-vous !

Le lendemain de chaque journée de l’Euro 2020 retrouvez un édito consacré à cette dernière. Les Pays-Bas sont de retour dans le style qui était celui de la pays lors de ses plus grandes heures. Quant aux Danois, ils ont validé leur qualification au terme d’un match aussi fou que le geste de leur campagne. Le tout pour notre plus grand plaisir.

MOUVEMENT À FOISON ET ADN BATAVE

Quel bonheur de retrouver ces Pays-Bas-là en phase finale d’une grande compétition. Retrouver ou plutôt trouver, car si les Oranje se portaient déjà bien mieux sous Ronald Koeman, les dernières compétitions néerlandaises n’avaient pas été des plus réjouissantes sur le plan du jeu. Hier, à la Johan Cruyff Arena, les partenaires de Frenkie de Jong ont rendu un fier hommage à leur célèbre numéro 14.

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Avant le match, la qualification déjà acquise offre le luxe à Franck De Boer de faire plaisir à la nation, lui qui n’est pas d’ordinaire un grand adepte du football champagne. Sur ce point, José Mourinho ne nous contredira pas. Au coup d’envoi, le sélectionneur batave repart sur un 3-5-2 qui a très bien fonctionné lors des deux premiers matchs. Seuls changements, Donyell Malen et Ryan Gravenberch suppléent respectivement Wout Weghorst et Marten De Roon. De quoi donner un visage encore un peu plus joueur à l’une des formations les plus plaisantes de ce début d’Euro. 

D’entrée, le spectacle est au rendez-vous. Un mot d’ordre est perceptible dès les premiers instants, le mouvement. Très vite, comment ne pas penser au jeu prôné par l’Ajax Amsterdam. À la 24ème minute Memphis Depay et les siens frappent pour la première fois au terme d’une contre-attaque léchée partie du camp batave. Parfaitement servi au point de penalty par son homologue du jour Donyell Malen, le désormais ex-capitaine de l’OL s’en va tromper Stole Dimitrievski d’un plat du pied imparable à l’entrée de la surface de réparation. Sur l’action, la qualité de mouvement des deux hommes est frappante. De la première différence créée par le jeune joueur du PSV à la finition du néo barcelonais, tout est rondement mené.

(Source : Eurosport)

Loin du profil de point de fixation de Wout Weghorst, Donyell Malen ne cesse de se démultiplier sur le front de l’attaque. Mieux, le joueur du PSV allie à cela une qualité technique aussi croustillante pour le spectateur que dévastatrice pour les pauvres défenseurs macédoniens. Si les Néerlandais ne mènent qu’un à zéro à la pause, le bilan est clément pour Goran Pandev et les siens. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé et même frappé le montant de Martin Stekelenburg. Au milieu de terrain, quand Enhes Bardhi et Elif Elmas font leur match, en face, Frenkie De Jong et Ryan Gravenberch rayonnent. Bien aidés par la formidable qualité de relance de Daley Blind, les deux jeunes joueurs n’ont plus qu’à briller. Dans la lignée de ses deux premières sorties, Frenkie De Jong est excellentissime. Tandis que le duo de joueurs formés au PSV s’éclate à la pointe de l’attaque, l’ancien de l’Ajax s’amuse tout autant à échanger avec son cadet chez les lanciers, Ryan Gravenberch. Dans un pur style ajacide, les deux ne cessent de se trouver, de permuter, de percuter.

Comme un symbole, les académies de l’Ajax et du PSV pourvoient la quasi-intégralité de la sélection. Dans le onze de départ, seul Patrick Van Aanholt n’a pas disputé son premier match en professionnel sous la tunique d’un des deux clubs. Plus qu’une évidence, le parallèle avec la Roja de 2012 est frappant. À l’époque, FC Barcelone et Real Madrid fournissent la quasi-intégralité de l’équipe championne d’Europe. Déjà, l’exception se situe à gauche de la défense en la personne de Jordi Alba, encore valencian au moment de l’Euro. Toutefois, l’idée n’est pas d’insinuer que les Pays-Bas soulèveront le trophée Henri-Delaunay le 15 juillet prochain. Seulement, il est bon de dire que cette équipe Oranje fait plaisir à voir.

LE GROS COEUR DANOIS

Que serait le football sans l’émotion et l’adrénaline pure ? Pas grand-chose. Et il suffira de demander aux supporters danois, leurs sentiments à l’issue de cet ultime match de groupe décisif contre la Russie, pour confirmer qu’il n’y a rien de plus beau que les soirées à sensations fortes. Car au coup d’envoi de cette rencontre les « vikings » n’en menaient pas larges. Ils avaient certes séduits contre la Finlande et la Belgique, mais victime d’un manque total de réussite (43 tirs pour 1 but marqué, 7 tirs concédés pour 3 buts encaissés) et de circonstances défavorables, tout semblaient indiquer que la porte de sortie leur était désignée. Pour espérer, les données du problème était claires. Battre la Russie par deux buts d’écarts et en même temps attendre que les belges triomphent face aux finlandais. Malgré la belle ambiance du Parken Stadion de Copenhague qui ressemblait à une cocotte-minute, les danois ne faisait pas vraiment la différence. Les Russes arrivaient durant une bonne partie de la première période à bien bloquer l’activité des latéraux et à récupérer la balle en bloc assez bas pour pouvoir ensuite se projetter à 3 ou 4 comme sur l’occasion de Golovin (16′). De l’autre côté le Belgique-Finlande semblait se jouer sur un rythme calme et lent qui convenait aux deux équipes.

(Source : eurosport.com)

C’est à la 38e minute par une belle initiative à l’issue d’un jeu en triangle que la situation se débloque pour le Danemark. Damsgaard le joueur de la Sampdoria est servi à l’entrée de la surface et il enroule le ballon dans la lucarne. Voici qui oblige la Russie à redevenir bien plus proactive en deuxième mi-temps car sinon elle est éliminée. Et c’est ainsi qu’en essayant de relancer court, la Sbornaïa va se mettre à la faute. Zobnin essaye en effet de repasser par son gardien Safonov, mais loupe sa passe. Poulsen en renard des surfaces en profite. 2-0. Le Parken Stadion est en délire. Pas suffisant toutefois pour être deuxième du groupe. On pense pourtant que c’est le cas, lorsque la Belgique marque à la 67e minute par Lukaku, mais celui-ci est signalé hors-jeu pour le simple fait qu’il fait du 46 comme pointure. Et dans le même temps, sur un penalty peu évident, la Russie revient à 2-1. Tout le boulot reste encore à faire à moins de 20 minutes de la fin.

C’est coup sur coup que la situation va enfin basculer en la faveur de l’équipe qui a toujours eu les intentions les plus positives, la volonté d’attaquer sans jamais perdre espoir. A la 74e minute, la Belgique marque sur un corner et une petite erreur de Hradecky. Les diables rouges en ajouteront un deuxième. Le Parken Stadion apprend la nouvelle, exulte et exhortent ses joueurs à continuer de pousser. A la 77e minute, sur un corner, Christensen réalise une tête repoussée par Safonov. Le ballon revient sur un nouveau centre quelques secondes après avec cette fois Noergaard tout proche de marquer. Finalement repositionné aux 25m, Christensen réalise une frappe de mammouth qui fait exploser tout un pays. Le Danemark est provisoirement qualifié. Et c’est sur un ultime contre bien négocié par Maehle face à une défense russe qui recule énormément, que le clou du spectacle est donné. 4-1. Une leçon, une humiliation, une démonstration de courage collectif, d’énergie, de force mentale face aux difficultés avec des joueurs aux potentiels déjà établis qui se subliment encore dans ce contexte (Maehle, Damsgaard, Christensen, Hojberg…etc). Un régal à observer. Et on continuera de suivre le parcours de cette équipe avec attention contre le Pays De Galles samedi à 18h. Pour les belges, le nom du futur adversaire devra attendre…

LE JOUEUR DE LA JOURNÉE : ANDREAS CHRISTENSEN

(Source : Daily Mail)

La concurrence a été féroce ce lundi entre Christensen, son coéquipier Mæhle et le Néerlandais de Jong. Nous avons décidé d’élire le défenseur central danois pour l’ensemble de son œuvre. Il a été au four et au moulin pour mener son coéquipier vers la qualification en huitième de finale. Brillant face à quelques assauts russes, il a surtout été décisif face aux cages adverses. Son but, venu d’ailleurs, a permis de terminer le match de la meilleure des manières et de faire vivre un instant unique à tout un peuple.

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